Nous voilà donc à la veille de l’élection présidentielle. Tout ce que le petit monde des médias compte de têtes pensantes, de défenseurs autoproclamés de la liberté de la presse (enfin, celle de leurs amis), ce landernau, penchant plus ou moins du côté des « forces de progrès », républicaines et démocratiques (bref, plus ou moins à gauche), nous fait part de ses remèdes et solutions pour en finir avec les pressions du pouvoir et de l’argent, exercées et protégées, cela va sans dire, par Nicolas Sarkozy et la bande du Fouquet’s.
Et les voilà ressortant de leurs vieilles malles à idées, leurs lunes habituelles. Comme si l’on pouvait croire que la nomination des patrons de l’audiovisuel public par le CSA — et non plus par notre monarque élyséen — allait régler l’indigence de l’information formatée de nos journaux télévisés. Comme si la fin du règne des tycoons à la française grassement biberonnés aux commandes d’État — fini Bouygues ! vive Perdriel ! terminé Lagardère ! vive Rothschild ! — allait engendrer une information moins complaisante à l’égard de nos élites, de leurs travers, de leur morgue, de leur suffisance. Comme si l’arrivée de la gauche au pouvoir pouvait donner de l’audace à une profession confite dans ses certitudes et aveuglée par sa bonne conscience.
Nous l’avons dit et redit dans ces colonnes, la pauvreté, le caractère convenu, consanguin, incestueux de l’information diffusée par les médias officiels, l’establishment journalistique, la « presse LibéFig », comme on dit l’« UMPS », n’ont pas leurs racines, loin s’en faut, dans la seule nature des propriétaires des médias en question. Qui peut être assez naïf pour croire que la presse est contrainte à être ce qu’elle est ? Non, elle est ce que, trop souvent, elle rêve d’être : un rouage d’une machine à reproduire le monde tel qu’il est.
Ce qui signifie, en période électorale, des médias du côté des candidats « sérieux », « crédibles », « représentatifs ». Les autres, les « petits », les « marginaux » sont ignorés ou, pire, quand on daigne enfin se pencher vers eux, traités avec condescendance, pour ne pas dire mépris. Comme si nos journalistes politiques avaient, d’un coup, le sentiment de voyager en seconde classe, loin de ceux qu’ils se plaisent à fréquenter, dont ils rêvent de partager les confidences.
Voilà qui ne va pas redorer le blason d’une profession assimilée, bien souvent à tort, aux puissants. Parce que les journalistes ne sont pas tous des nantis attachés à leurs privilèges, loin s’en faut. Mais les plus connus, les plus vus surtout, sont leurs têtes de gondole. Et là, attention à la marchandise !

Revue Médias















Aux Armes Citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense
A bas le Parti Vert ! Vive l’écologie !
Quand on aime, il ne fait jamais nuit
Vive Le Pen !
Les intellectuels jugent les médias - Tome 1
Les intellectuels jugent les médias - Tome 2
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Pour ou contre l’homéopathie ?
Pour ou contre la garde alternée ?
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Faut-il être plus sévère avec nos enfants ?
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Faut-il avoir peur des religions ?
Et si on jugeait les juges ?

