Revue Médias
A contre-courant

Citizen Bizot

par Frédéric Joignot

Nova Magazine s’arrête, un almanach « la bibliothèque (presque) idéale d’Actuel » paraît, Radio Nova continue de plus belle, et Jean-François Bizot, lui, comment va-t-il ? Portrait d’ami.

Les derniers cahiers du dernier numéro de Nova Magazine, colorés, en vrac, viennent d’arriver de l’imprimerie. Jean-François Bizot se saisit d’un, le découpe, et montre quelques pages. « Tu vois, nous publions les blogs de la rédaction. Tiens, voici celui d’Eudeline, assez déjanté faut dire. Ensuite, ils continueront sur notre site Novaplanet. Le magazine ne s’arrête pas complètement... » Il hausse une épaule, géant fataliste, sourire blasé à la Gainsbarre. Il en a vu d’autres, Bizot. Il en a connu des arrêts et des redémarrages de journaux depuis le premier Actuel, en 1970. Il en a repéré des nouveaux modes d’expression, comme aujourd’hui les blogs, ces fameux journaux personnalisés du Net, dont personne ne sait encore s’ils tiendront plus d’un an.

« Aujourd’hui, la galaxie Gutenberg connaît un trou noir. Toute la presse écrite morfle. Même au Monde, vous morflez. » Nouveau sourire las. Sur la grande rivalité des médias écrits et des médias télévisuels, radiophoniques, électroniques, il sait de quoi il parle là encore, Bizot, qui a vu une partie de la rédaction d’Actuel - Paul Moreira des « lundis d’investigation », Karl Zéro, Bernard Zékri le patron d’i-télévision - filer à Canal +, qui a fondé deux radios - Nova, en 1981, TSF la radio jazz fin 1990 (avec Franck Ténot) -, monté une boite de production son et vidéo - Novaprod -, réalisé plusieurs documentaires musicaux, et initialisé le site Novaplanet avec Léon Mercadet.

Il souffle tristement. C’est toujours affreux et scandaleux la fin d’un magazine - toujours un deuil. Surtout après des années de succès, des ventes à 50 000 exemplaires. C’est comme un enfant qui arrêterait soudain de grandir et rapetisserait, rongé par une maladie incompréhensible. Ceux qui l’ont créé se demandent jusqu’au dernier jour s’ils n’auraient pas pu le sauver. Quand, et pourquoi la maladie - la désaffection des lecteurs, de la pub - s’est-elle déclarée ? Sans compter les licenciements, les journalistes - des amis souvent - sur le trottoir. Certains reprochaient à Nova Magazine d’être resté un guide parisien de plus, un catalogue de « bons plans » - une expression inventée par Bizot il y a 25 ans -, et d’avoir échoué à devenir un « city magazine » avec du contenu, des enquêtes dérangeantes, du parti pris, à la manière du Village Voice de New York, ou du L.A Weekly.

A ces critiques, Jean-François fait la grimace. Avec des anciens d’Actuel, les dernières années, il a étoffé Novamag. Cela n’a pas enrayé la baisse des ventes, n’a pas rapporté plus de publicité. La concurrence était devenue âpre. Il fallait compter avec Zurban, Aden, les suppléments parisiens des hebdomadaires, Paris Obs, Sortir-Télérama, les guides gratuits des présentoirs de quartier, A nous Paris. Le guide bariolé et « branché » - encore un mot inventé par Bizot - qu’était Nova Magazine n’a pas résisté.

Dans l’immeuble Novapress du faubourg Saint-Antoine, espèce d’usine de création multimédia en partie financée par la fortune personnelle de Bizot, l’héritier d’une dynastie industrielle lyonnaise célèbre, un nouvel étage s’est éteint, après celui d’Actuel en 1995. Restent les radios. Nova Prod. Novaplanet. Et Citizen Bizot qui a des projets.

Le jour de cette discussion sur l’arrêt de Nova Magazine, je passe juste prendre des nouvelles. Au premier coup d’œil, on comprend de Jean-François va mieux, et résiste à « Jack le squatter », comme il appelle le cancer qui le menace depuis quatre ans - une lutte dont il a tiré un récit cru et lyrique, « Un moment de faiblesse » (Grasset).

« Ça va... ça va... il s’est calmé » bougonne-t-il, quand je lui demande des nouvelles de Jack, refusant d’en dire plus, allumant une blonde. Surprenant mon regard inquiet, il lance : « Tais-toi. C’est avant que j’aurais dû arrêter, pas après, dit mon médecin », et il se redresse, rit, défiant le sort. Un instant, derrière l’homme fatigué, le colosse voûté, réapparaît la force joyeuse qui le soulevait pendant les nuits blanches des bouclages d’Actuel, quand il venait refaire la une avec Coluche ou Jean-Paul Goude, après avoir fait sa tournée du soir des lieux « où ça se passe » - cette « pêche » (encore un de ses mots favoris), cette énergie communicative de Bizot.

L’écoutant, je ne peux m’empêcher d’évoquer nos premières rencontres. La situation ressemblait... Nous sommes en août 1975, au festival de pop-music d’Orange où John Cale, le bassiste du Velvet Underground, va tout casser sur scène. Avec Pacadis, Philippe Conrath (aujourd’hui manitou du festival Africacolor), nous sommes descendus de Libération, pour couvrir l’événement.

Bizot est là. Trente-deux ans. Un athlète blond courant partout, s’invitant en backstage, chaleureux, journaliste inépuisable, écrivant « Les déclassés », son premier roman, la nuit - et fêtard de première. Il est nerveux. Inquiet. Bouillonnant. L’arrêt d’Actuel est décidé. Lui, Michel Antoine Burnier, Claudine Maugendre, Léon Mercadet, Jean Rouzaud, Patrick Rambaud, Lentin, Van Eersel, l’espèce de groupe de rock de la première équipe d’Actuel, n’ont plus envie de refaire des numéros colorés au split-fontaine sur les thèmes favoris de la contre-culture, l’herbe, le droit à la paresse, la célébration du plaisir, l’écologie, l’économie parallèle, le militantisme drôle, l’éthique chancelante du rock - des numéros déjà légendaires, les derniers vendus à 60 000 exemplaires, le double de Technikart aujourd’hui.

photos : Patrice Praxo
photos : Patrice Praxo

« Bizot est impressionnant. C’est une sorte d’André Breton de la culture d’avant-garde. »

Et puis les pages « culture » de Libération occupent le terrain, ses journalistes courent les mêmes scènes qu’Actuel, « l’Appel du 18 Joint » à fumer en public - signé par 200 intellectuels proches de Libé - est en route, le Vrai Art Nouveau raconte chaque mois des histoires vraies de squat, coulage en entreprise, trafic de compteur d’électricité. Alain Pacadis devient le porte parole du mouvement punk, résolument nihiliste - férocement anti-baba. Bizot se gratte la tête. A Orange, nous discutons des heures. Il est impressionnant. C’est une sorte d’André Breton de la culture d’avant-garde. Il la connaît de l’intérieur, il en parle passionnément, l’analyse rudement. « Un mouvement culturel doit disparaître d’usure pour retourner à l’humus... écrit-il dans l’édito du dernier Actuel. Aujourd’hui le Living Théâtre ne joue plus « Paradise Now ». Le porno a dévalué ces libertés. En devenant massives, détournées aux fins d’un système, les idées d’une minorité perdent bizarrement leurs forces. Elles ne les regagnent qu’au travers de nouvelles formes. »

Novembre 1979 sort le numéro 1 d’Actuel nouvelle formule. Financé par Bizot aux deux tiers. Un vrai magazine, une maquette stylée et efficace inventée par Emile Laugier, un directeur artistique de la pub, des rafales d’images d’époque, huit grands reportages, des textes longs, dialogués, vivants, façon journalisme américain, des photographes de terrain rameutés par Claudine Maugendre, une batterie de rubriques originales : nouvelles industries ; coup de fric ; nouveau et intéressant ; idées fortes ; tendances. Sur la couverture, Patrice Van Eersel vide la valise qu’il a trouvée dans le palais du dictateur de la Guinée Equatoriale, Macias Nguema en fuite. Titre : « J’ai fait les poches du dictateur fou ». Le ton est donné.

Bizot, cheveux courts, cravate de traviole, insomniaque, campe au journal entre deux reportages, entouré d’une bande de reporters dignes des Monty Python. Yannick Blanc se transforme en Noir et cherche du travail, puis s’inscrit au Front National pour voir. André Bercoff déguisé en émir, rachète les grands crus du Bordelais. Patrick Rambaud part discuter avec les policiers de Belleville. Patrice Van Eersel va chanter avec les baleines. Je vais chasser les cafards et la vermine urbaine avec la société Attila. Pendant ce temps, Burnier réceptionne les articles, taille la copie, surveille la maquette en criant : « Mettez ce titre en CAP, que ça se lise à trois mètres, comme dans Paris Match  ». Bizot écrit dans l’éditorial du numéro 1 : « Les années 80 seront actives, technologiques, vigoureuses et gaies (...). Finies les utopies : un grand besoin d’action (...). Nous voulons raconter des aventures modernes, des récits minute par minute. Exposer les techniques de pointe qui bouleversent notre vie. Raconter les émotions actuelles... donner des éléments bruts de réalité. » Succès immédiat. 100 000 exemplaires après un an. 200 000 de moyenne sur un an après 3 ans. Ajoutez un chiffre publicitaire en hausse constante : 62 pages dans le numéro 25. Une affaire qui rapporte. Un texte interne alarmiste circule à Libération courant 1982 : «  Actuel nous file un coup de vieux. Nous devons en finir avec le mode de production gauchiste. »

Une anecdote sur Bizot à cette époque. Courant 1980, je vis très mal une rupture amoureuse qui n’en finit pas. J’ai fui mon appartement. Les frères de la jeune délaissée me cherchent dans Paris. Je demande de l’aide à Jean-François. Il me prête une chambre dans l’ancien couvent de Saint-Maur où il a ses appartements, avec la moitié de l’équipe de journal - qui ne paye que les charges. Puis, je suis détaché pour plusieurs mois à New York comme correspondant d’Actuel. Il me sauve la mise. J’ai vu plus de dix fois Bizot aider des gens dans le pétrin. Prêter de l’argent à titre personnel. Ou donner un coup de pouce à un projet qui lui plaisait. Vous me direz, il en a les moyens. Pas d’accord. Combien de fortunés agissent ainsi ? Combien ont soutenu des projets artistiques d’avant-garde ?

Dans la foulée d’Actuel, Nova démarre fin 1981, financé par Bizot. Une autre anecdote : Début 1981, alors que l’équipe d’Actuel enquille les nuits blanches, Jean-François m’appelle à minuit, surexcité. Je dois apporter ma collection de disques demain au journal. Il explique qu’il « a remis sa cravate » et vient de prendre des parts dans une radio libre parisienne - elles viennent d’être autorisées, le monopole des ondes a enfin sauté. Il appelle tous ses proches à la discothèque, pour constituer le fonds sonore de la future Nova. A minuit. Bizot est comme ça. Quand une grande idée le saisit, il faut qu’il la partage, quelle que soit l’heure. Il a toujours été comme ça. Pour lui, seuls les projets, l’enthousiasme comptent. Les femmes des journalistes d’Actuel en veulent toutes à Bizot pour ses coups de fil intempestifs.

« Quand une grande idée le saisit, il faut qu’il la partage, quelle que soit l’heure. Il a toujours été comme ça. »

Le lendemain, nous nous retrouvons une petite bande, Jean-Pierre Lentin, la plume musicale d’Actuel, Andrew Orr de France Culture, à écouter des piles de disques toutes catégories. Lesquels allons-nous retenir, quel sera le son, la tonalité de la future radio, faut-il oublier le rock et la pop devenu banals, quels textes insérer, qui sait parler dans un micro ? Il faut avoir vu Bizot écouter dix disques à la minute, s’agitant à chaque séquence, et défendre ses couleurs. C’est une encyclopédie de la musique du XXe siècle. Il vous retrace l’arborescence de la musique noire américaine depuis les champs de coton jusqu’au R’n’B en passant par la soul, le be-bop et l’acid jazz, en cinq minutes, sur une nappe de restaurant. Pareil pour la pop psychédélique. Pareil pour le reggae. Il est expert en musique africaine. Il connaît bien la techno. Il a fréquenté aussi bien Eno que les Rita Mitsouko.

Radio Nova est sortie peu à peu du flou, à travers ces marathons musicaux de l’année 1981, ces discussions féroces de formule, puis avec l’arrivée de fous de radio et de professionnels de l’antenne. Cela commença par une période élégante et new wave. Puis ce fut la « sono mondiale », qui nous a fait découvrir le raï, la musique africaine, la fusion ethnique-technique, etc. Elle a coûté très cher à Bizot, qui ne réussira à l’équilibrer que dix ans plus tard. Elle verra passer Lafesse et ses impostures téléphoniques, Edouard Baer, Ariel Wizman et leur émission cinglée « La Grosse boule », les premiers sketchs de Jamel Debbouze.

C’est ce qui force le respect chez Bizot. Cette prise de risque, ce pari sur le talent, cette volonté d’inventer des médias originaux, inventifs voire insolents - même quand le marketing ne suit pas. Bizot donne sa chance aux projets difficiles. Quitte à entamer sa fortune. Bizot est un être anachronique aujourd’hui. Il n’est pas un nouveau riche, ni un maniaque de l’économie d’échelle. Il avance au coup de cœur, à la passion, à l’émotion artistique, parie sur la recherche fondamentale. Parfois il se trompe, il perd. Souvent, il gagne. Il n’aura pas vécu comme un colin froid ou un cynique, sans audace ni cœur battant.

Novembre 1989, le dernier étage d’Actuel gronde. D’invités, de journalistes. Et du bruit des fax. Six mois après le massacre de la place Tiananmen, avec l’aide de la Fédération des dissidents chinois, tous envoient par fax un faux Quotidien du Peuple aux officiels et industriels chinois rappelant ce qui s’est passé ce jour-là. Le journal a été écrit et traduit par les démocrates chinois. Au même moment 16 rédactions de magazines font de même, The Face, Tempo, Ajo Blanco, Spy, Caos, etc. Actuel a été secoué par l’événement, le plus fort de 1989, où semblait s’être jouée le passage à la démocratie d’un milliard d’humains - où un Gorbatchev chinois s’était manifesté. Et puis, Christophe Nick, dépêché là-bas, avait failli y passer - il y retournera, se fera expulser.

Au dernier étage, Yves Montand, Glucskman, Kouchner, Jean-Paul Goude qui sort d’un 14 juillet mémorable, intellectuels et artistes, la bande de Coluche, les rédacs-chef des journaux européens, la tribu insomniaque de Nova, des gens de la pub - les marges florissantes. Actuel se porte bien. Actuel monte des coups de presse, moraux. Le journal cherche à innover. Les longs récits, les reportages écrits au « Je » commencent à lasser, après huit ans. Et puis Canal + arrive, avec ses reportages « 24 heures à », ses caméras cachées, ses documentaires - et ses sujets branchés. Il faut se renouveler. L’écriture-image prend plus de place. Les sujets français reviennent. Les portraits de stars fortes. Les enquêtes de Pierre Péan et Nick. Et les coups moraux... Bientôt le journal affrétera une « Péniche de la démocratie » pour émettre au large des côtes de Chine, qui n’arrivera jamais à bon port. Fondera une radio libre dans la Roumanie libre. Médecins du Monde sera le rédacteur en chef d’un numéro, etc.

« Ce qui force le respect chez Bizot, c’est cette prise de risque, ce pari sur le talent, cette volonté d’inventer des médias originaux, inventifs voire insolents — même quand le marketing ne suit pas. »

C’est dire que ce jour « Faxez la liberté », Bizot est occupé. Préoccupé aussi. On se voit tous les jours. Je suis rédac-chef, un beau titre, une belle morfle. La loi Sapin contre les publicités alcool-tabac est en route. Souriant au milieu des invités, Bizot craint le pire, ddéjà, ans compter avec la guerre du Golfe, la montée du terrorisme qui, du jour au lendemain, provoquent une angoisse mondiale. Toutes les bourses se resserrent, la crise revient. C’est la fin des vigoureuses années 1980. Et des grands magazines généralistes et virtuoses.

Quand la loi Sapin entre en vigueur, Actuel perd 25 millions de francs de recette en trois ans. Les grands reportages, les récits photos, l’originalité même du journal, coûtent désormais très cher. Actuel tiendra jusqu’en 1995. L’année du lancement de Nova Magazine.

Hiver 1993. La grande bibliothèque du couvent de Saint-Maur monte jusqu’au plafond, à cinq mètres, sous les moulures. Des milliers de livres, revues, magazines en piles accessibles par échelle. Au milieu, trois tables forment un énorme bureau, couvert de feuillets, tasses, bouteilles, cendriers, et l’énorme almanach Underground (Denoël), la dernière œuvre maîtresse de Bizot, l’histoire illustrée et dans ses textes de la contre-culture mondiale. Un monument. Assis dans un fauteuil Empire, presque chauve, alourdi, Jean-François écrit au stylo à plume. Il a invité la rédaction des années 1980 à un TV-dinner pour les dizaines de bobines de films tournés pendant l’aventure d’Actuel, qu’il commence de monter avec le cinéaste Fox le Renard en une saga assez loufoque - des extraits sont montrés sur le site Novaplanet.

En même temps, tous ses proches le savent, un cancer de la vessie le foudroie. Virulent. Il perd du sang. Il suit un traitement de choc. Il en porte les marques. Son regard sourit étrangement, philosophe, apaisé. Je lui ai apporté une statuette haïtienne en granit, un démon qui chasse les esprits malins. Elle tient dans sa main. Il lève la tête de son manuscrit, me fait lire quel-ques lignes... « J’ai barbouillé des dizaines de céramiques blanches du jet de mon pinceau rupestre. Carmin, vermillon, fushia, rose pivoine, rouge brun, chaque pigment affichait une consistance appartenant à une peinture différente. » C’est le début ensanglanté de « Un moment de faiblesse ». Alors il ajoute : « Tu vois, je me bats contre le mal avec le reportage, je le raconte en direct. C’est sûr. C’est mon orgueil. Je le regarde en face. »

Nous sommes passés dans un grand salon et là, sous les peintures russes, derrière deux hautes statues Dogon et tout un appareillage de vidéos, toute l’équipe d’Actuel regardait en criant de rire un vieux film couleur de la télé. Jean-François en veste turquoise, blond comme un chevalier du Moyen Age, tentait d’expliquer, si je me souviens bien, le sens de « I can’t get no satisfaction » à un présentateur. « Ah ! je comprends pourquoi nous n’avons jamais été tout à fait pris au sérieux » a lancé Burnier. Eclat de rire général.

Aujourd’hui, la maladie de Bizot est en rémission. Il parle d’un journal « assez déconnant » sur les seniors, et d’un roman sur la musique noire. Citizen Bizot n’est pas près de dire « Rosebud [1] ».

Frédéric Joignot est journaliste au Monde 2 et rédacteur en chef de Blast. Dernier ouvrage paru : « Avatars » aux éditions Flammarion.

Portfolio

Notes

[1] Dernier mot de Citizen Kane dans le film d’Orson Welles.


 
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