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Ligne de front

Affaire DSK : jackpot médiatique

Par Pierre Veilletet / Illustrations : Louise

Rétrospective critique, et forcément inachevée, de l’irruption médiatique déclenchée le 14 mai dernier par l’Affaire... Car, si le volet pénal est désormais clos outre-Atlantique, d’autres procédures sont en cours. Sans parler de l’ombre de l’ex-probable futur président qui pourrait bien planer jusqu’aux prochaines échéances électorales. Dans tous les cas, une aubaine pour les médias...

Comme dans les meilleurs feuilletons, dont la presse faisait ses choux gras au début du XXe siècle, ça commence par un coup de cymbale, pour alpaguer le chaland. Et il y a de quoi... Au milieu de ce mois de mai qu’on prétend joli mais dont il y a toujours lieu de se méfier, un scandale éclate. Peut-être parce que la pluie se fait toujours attendre, les médias unanimement sidérés parleront de coup de tonnerre. Figurez-vous que le héros du feuilleton n’est rien de moins que le directeur du Fonds monétaire international (FMI), autant dire le grand argentier de la planète, par ailleurs favori de la prochaine élection à la présidence de la République, Dominique Strauss-Khan !

Tandis qu’à l’aéroport de New York il avait pris place dans un avion d’Air France à destination de Paris, il en est tiré manu militari par la police. DSK est accusé de crime sexuel à l’encontre d’une femme de chambre de couleur, Nafissatou Diallo. On aurait trouvé celle-ci prostrée dans un cagibi du Sofitel de Manhattan qu’il venait de quitter. Ou plutôt de fuir. Menotté, presque aussi vite déféré devant un juge pour s’entendre signifier les sept chefs d’inculpation dont il aura à répondre, il est bientôt incarcéré dans la sinistre prison de Rikers Island, dépourvue de section VIP... Le NYPP, l’exhibition du prévenu mal rasé, hagard, devant caméras et badauds renvoie aux séries télé plutôt qu’aux feuilletons d’autrefois, mais les ingrédients sont à peu près les mêmes. Voici un personnage puissant, époux d’une femme riche et belle, adorée des Français, au point qu’elle a figuré Marianne dans les mairies du pays. Ils se sont même mariés devant son buste ! Or, cet homme béni des dieux aurait violé Nafissatou, une innocente Guinéenne, pauvre et méritante. Comme Cosette. Il fallait donc que le fourbe dissimulât une double personnalité. Docteur Strauss et Mister Kahn1 comme Dr. Jekyll et Mr. Hyde, comme Fantomas ou Dexter... Ambition, pouvoir, fortune et stupre, outrageant la vertu tiers-mondiste : l’intrigue est nouée autour d’un thème connu. Le récit du Mystère de la suite 2806 va pouvoir être mené tambour battant, avec son lot de surprises, jusqu’au coup de théâtre à la fin de l’acte I.

« En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire dans un micro,
le cynique, le roué, le jouisseur était comme lavé de tout soupçon. »

Il connaîtra un succès planétaire, assorti de quelques variantes locales. Ainsi, un journal hellène titrera-t-il : « Une femme de chambre bloque la Grèce »...

Quant aux médias français, on ne saurait alors leur reprocher un excès de voyeurisme — il n’y avait pratiquement rien à voir —, mais plutôt une combinaison paradoxale de trop et de trop peu. Entendez par là trop de verbiage, de supputations dramatisantes, d’images goulûment gobées et recrachées sans avoir été digérées. Trop peu de recul, donc. Et encore moins d’informations. De sorte que si on se replonge dans ce qui a été écrit, dit ou montré, surtout pendant les premiers jours, le flux ininterrompu en provenance de New York City frappe par sa démesure. Certes, le protagoniste principal de ce fait divers n’est pas le premier venu et les conséquences de l’affaire, quelles qu’elles soient, outrepassent son seul cas. Il n’en reste pas moins qu’un fait divers a relégué pendant de longues semaines l’actualité nationale et internationale au second plan, guerres comprises. Même Nicolas Sarkozy y a fait de la figuration, pour une fois à l’abri de projecteurs braqués sur le Parti socialiste. Cet homme-là est décidément né sous une bonne étoile. Rien n’a dû lui être plus agréable à suivre que Le Mystère de la suite 2806...

« Au tout début de l’affaire, les médias se souvinrent que subsistaient, ici et là, quelques féministes. »

Dieu merci, France 2 a eu le courage de consacrer le temps qu’ils méritaient à deux événements capitaux. Cinq heures d’antenne le 2 juillet dernier pour les « noces princières de Monaco », avec Marie Drucker en hôtesse d’accueil et Stéphane Bern en généalogiste au bord de la pâmoison, décrivant chaque bibi de passage. Ensuite, quelque six heures de transe quotidienne pour célébrer comme il se doit le Tour de France et ses sponsors. Le service public sert mieux les plats que les besoins de l’enquête… En la matière, il nous est vite apparu qu’ à N ew York, les médias français faisaient leur marché chez les confrères américains — New York Times pour les plus « exigeants », Post pour les plus « populaires ». De sorte que tout ce beau monde dépendait d’un fournisseur unique : d’abord la police de Manhattan, puis le bureau du procureur Cyrus Vance Jr. La précipitation de la première et l’entêtement du second ont conduit à la confusion que l’on sait… Loin de nous l’idée de suggérer que nos confrères sont des paresseux, des suiveurs, voire des incapables — il y avait là-bas d’excellents journalistes — qui auraient failli à leur tâche. Celle-ci était tout bonnement au-dessus de leurs moyens, dans l’acception économique du terme. Cette situation rappelle cruellement que, parmi les maux qui handicapent les médias français, son indigence chronique est peut-être le plus aliénant puisqu’elle condamne — surtout la télé — à des informations de seconde main ou à battre la semelle devant des portes closes en répétant ad libitum qu’on ne sait rien de plus pour le moment. Et pas une interview d’un acteur, même secondaire, du drame qui se déroule à côté ! Faute de pouvoir conduire prudemment sur cette chaussée glissante, on y va, pour donner le change, à fond la caisse. Le trop peu engendrant le trop vite, c’est miracle qu’on n’ait à en recenser que de minimes embardées. Faute de révélations exclusives et d’informations sur le terrain, les rédactions au siège s’appuient sur leur béquille habituelle : le commentaire.

On éditorialise à tout-va et, les faits étant hors de prix, on fait appel aux « experts », qui ne coûtent rien. D’abord les psychanalystes, toujours disponibles. Qu’est-ce que la compulsion sexuelle ? Existe-t-il un lien entre sexe et pouvoir ? Lequel ? Donnez des exemples d’hommes politiques violeurs (et morts depuis longtemps pour éviter les poursuites). Un séducteur adepte de conquête à la hussarde peutil devenir un serial violeur ? Etc. Ensuite, un spécialiste des « mentalités » d’outre-Atlantique, histoire de fustiger, une fois de plus, le puritanisme yankee et/ou le communautarisme. Vient le tour des gens de loi afin d’expliquer le « système judiciaire américain » à des lecteurs et des téléspectateurs qui en savent à peu près autant qu’eux. Les plus âgés s’y sont initiés en voyant et revoyant « Douze hommes en colère » (1957), film de Sydney Lumet avec Henry Fonda comme professeur de « doute raisonnable ». Les plus jeunes, gavés de séries et de téléfilms de trials (procès) ne sont pas moins informés de la procédure US. Quelques avocats, inscrits aux barreaux de Paris et de New York, viennent prodiguer leurs conseils gratuits, une fois n’est pas coutume, aux confrères qui assistent DSK en se gardant bien, eux, de piper mot… Jusqu’à l’inévitable socio-philosophe en cour, Christian Salmon, prié de rabâcher sa storytelling dont la théorie a le mérite de pouvoir se résumer en une phrase : « on vous raconte des histoires », hélas développée dans cette « langue savante » qui en impose tant au bourgeois gentilhomme d’aujourd’hui… Enfin, il y a les « amis de Dominique ». Ah ! les amis de Dominique, qu’en dire et comment les distinguer ? Entre ceux d’un premier cercle, qui paraît bien élastique ; ceux qui compatissent lorsqu’il gît au fond du trou et ceux qui s’empressent quand le pire est évité. Il existe même une « grande amie d’Anne », laquelle, croyons-nous savoir, sera heureuse de la remercier dès qu’elles auront fait plus ample connaissance… Au tout début de l’affaire, quand on veillait à rappeler l’innocence présumée de DSK — avec une vigueur propre à aggraver son cas —, Nafissatou passait, elle, pour une fragile et innocente domestique violentée par un ploutocrate doublé d’un satyre en rut (le chimpanzé n’était pas encore à l’ordre du jour).

« Parmi les maux qui handicapent les médias français, son indigence chronique est peutêtre le plus aliénant puisqu’elle condamne — surtout la télé — à des informations de seconde main ou à battre la semelle devant des portes closes en répétant ad libitum qu’on ne sait rien de plus pour le moment. »

Du coup, les médias se souvinrent que subsistaient, ici et là, quelques féministes. Celles-ci en profitèrent pour rappeler le nombre effarant de viols perpétrés en France et le combat des victimes, souvent perdu, pour que justice leur soit rendue. Ainsi fut opportunément soulevé le couvercle vissé sur les vieilles et sales mœurs franchouillardes : allusions graveleuses, mains lestes, « promotionscanapé ». Sur ces entrefaites, la « face cachée » de Nafissatou fut dévoilée au monde entier, et changea la donne. Les tribunes concédées aux féministes et à leur juste cause disparurent illico. Il y a, hélas, gros à parier que le machisme national, si tant est qu’il eût été un moment ébranlé, a derechef repris du poil de la bête. On vous l’avait bien dit, les femmes mentent comme elles respirent, voyez Naf issatou. Toutes intéressées, oui, comédiennes, mythomanes. Des gourgandines, des Messaline et, pire encore, des saintes-nitouches ! Ce n’est pas demain la veille que les Grosses Têtes de RTL vont en rabattre sur les gauloiseries et les vannes bien misogynes qu’ils grasseyent depuis la nuit des temps. De l’effet pervers d’une louable initiative éditoriale ! Dans la première par tie du Mystère de la suite 2806, journalistes et commentateurs n’accordaient à DSK que peu de chances de s’en tirer. Le chapitre II, ou pour reprendre le titre « serialesque » de Libération, la saison 2, s’ouvrit, comme il se doit, sur un coup de théâtre : les services de Cyrus Vance Jr. font parvenir aux avocats de la défense, initiative rarissime, des éléments du dossier qui discréditent la plaignante. Quarantesept jours exactement après l’arrestation de DSK, les organes de presse du monde entier, aussitôt alertés, révèlent que la pieuse, la digne, la méritante Nafissatou Diallo serait, en fait, une menteuse à répétition, mariée à un dealer, peut-être liée à d’autres criminels et possiblement prostituée occasionnelle. Bref, une créature qu’aucun jury ne voudra croire. La même cause — stupéfaction générale — a entraîné le même emballement médiatique. Et un revirement unanime. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire dans un micro, le cynique, le roué, le jouisseur était comme lavé de tout soupçon. Un nonlieu devait au plus vite le rétablir dans son honneur, et c’est en chevalier blanc qu’il galoperait dès l’aube à la conquête de l’Élysée…

Un bémol toutefois. Dans Le Monde du 3 juillet, c’està-dire au surlendemain du retournement de situation, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué ont eu ce raccourci curieux et peutêtre prémonitoire : « Du lundi noir au vendredi saint. » Ce dernier commémore la Passion, laquelle est sans fin. Or, il apparaît bien vite que le chemin de croix de l’inculpé est loin de toucher à sa fin. Quoi qu’il arrive désormais, y compris depuis l’abandon des poursuites au pénal outre-Atlantique, il n’y aura pas de rédemption. Pour le dire autrement, DSK est marqué à vie. Il portera jusqu’à sa mort non une croix mais une tache indélébile. Son arrestation, la cellule de Rikers Island, le bracelet électronique à son poignet l’accompagneront à jamais. Et il lira dans le regard des autres l’impossible oubli. Tel sera, quoi qu’il arrive, son véritable et terrible châtiment. Au cours de ce second épisode, les médias ont un peu mieux résisté à l’emballement réf lexe. Aussi mystif icatrice et garce qu’elle puisse être, une femme sexuellement agressée demeure une victime. Jusqu’alors modérément apprécié des journalistes, Kenneth Thompson, le pugnace avocat de Nafissatou Diallo, s’est employé à marteler cet élémentaire principe de justice. Et, cette fois, il a été entendu… Pas par tous les journalistes, cependant, comme en témoigna l’ahurissant JT de Laurence Ferrari, le 6 juillet dernier. Ce jour-là, les avocats de DSK a v aient rendez-v ous avec le procureur Vance et, comme de coutume, les envoyés spéciaux de TF1 faisaient les potiches sur un trottoir de Manhattan. De toute évidence, madame Ferrari escomptait un heureux dénouement, un scoop en direct : accord sur le non-lieu. Rideau ! À toutes fins utiles, elle était flanquée d’un avocat américain qu’elle pressait d’aller dans le sens souhaitable. Chaque fois, il répondait que non, ce n’était pas joué d’avance ; que le procureur pouvait maintenir une partie des charges les moins lourdes mais, tout aussi bien, leur totalité. Elle lui repose, deux, trois, quatre fois les mêmes questions sans qu’il change un iota à ses prudentes réponses. Enfin, l’avocat de DSK vint sur le trottoir dire cinq mots : « Ce fut une rencontre constructive »… « Qu’est-ce que ça veut dire ? », s’exclama Laurence Ferrari, dont le visage trahissait le dépit.

« En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire dans un micro, le cynique, le roué, le jouisseur était comme lavé de tout soupçon. »

Ce n’était finalement pas un soir propice au dénouement en direct. Juste à l’impatience ordinaire… Le lendemain, Cyrus Vance Jr. faisait savoir qu’il maintenait la to talité des charges. Il est vrai que la plaignante bénéficiait alors de soutiens plus nombreux. Sans qu’on puisse savoir si ce renfort tardif ne visait pas, en fait, la personne du procureur. Si l’avocat de Nafissatou a fini par être pris en considération à ce moment-là, ce n’est dû ni au hasard ni à une volte-face journalistique. Après huit ans d’atermoiements, Marie-Caroline, dite Tristane, Banon venait de déposer plainte contre DSK pour une tentative de viol remontant à 2003. L’Express a consacré pas moins de vingt pages à l’ancien directeur du FMI, dont une longue interview de la « journaliste écrivaine », qui laisse une inexplicable impression de malaise… Une enquête préliminaire est en cours : précaution judiciaire minimale. Si suite il y a, le chapitre III du feuilleton pourrait s’appeler Le Mystère du 3, rue Mayet. C’est, en effet, dans un appartement du VIe arrondissement de Paris, sis à cette adresse, que la plaignante affirme avoir dû se défendre avec la dernière énergie contre « un chimpanzé en rut ». La jeune femme y avait rendez-vous avec DSK pour un entretien en vue d’un ouvrage à venir. Son titre ? « Erreurs avouées ». Aucun feuilletoniste n’aurait osé, même pas Michel Zevaco qui pour tant ne se refusait pas grand-chose2. Et, comme il aurait dit : à suivre… Cette rétrospective est trop brève et forcément lacunaire. La couverture médiatique de l’affaire (ou des affaires) DSK sera, à n’en pas douter, l’objet de thèses infiniment plus fouillées. Celles-ci ne pourront faire l’économie d’une étude sur la réception de l’événement sur Internet. Il nous a paru que les sites qui ont « pignon sur rue » — n’en citons aucun pour ne pas nous fâcher avec tous — ne sont en rien inférieurs à la « presse papier ». Pourquoi, d’ailleurs, en irait-il différemment dès lors qu’ils s’astreignent aux mêmes règles d’exigence et de rigueur ? Moyennant quoi, ils pâtissent d’insuffisances analogues : informations de seconde main, surabondance du commentaire.

« On a coutume de dire que la vérité n’a pas de prix, sauf qu’elle en a un. Et il est exorbitant. »

Pour eux aussi, enquêter, on veut dire vraiment enquêter, coûte très cher en temps et en argent. Quant à la vérité, on a coutume de dire qu’elle n’a pas de prix, sauf qu’elle en a un. Et il est exorbitant. Dès qu’on s’éloigne de ces adresses sûres — il y aurait une sorte de « Guide Michelin » à faire sur leurs mérites comparés —, tout est possible. Surtout le pire. Une seule chose semble stable au sein de ce chaos, c’est l’assurance, aussi inébranlable qu’infondée, dont font preuve les intervenants. Peut-être relèvet-elle de la fanfaronnade ou du jeu. Peut-être cherche-t-elle à se convaincre elle-même. Prenons un exemple. Dès le premier jour de l’affaire, disons le lendemain, plusieurs internautes avaient déjà résolu l’énigme. Pf f t ! Comme ça… Avez-vous deviné ? Bien sûr, il s’agit d’un coup monté. Beaucoup, pas tous, évitent le terme de « complot », de crainte d’être étiquetés, mais n’en continuent pas moins à ne parler que de ça. Le processus ne varie guère : avancer sur l’échiquier une hypothèse plausible qu’il suffit ensuite d’étayer à grand renfort de déductions. Dans ce cas, le twitt du militant UMP, envoyé instantanément depuis le Sofitel, a servi d’amorce, puis de « preuve » matricielle. La direction d’Accor n’a-t-elle pas été la première à informer l’Élysée ? Si… CQFD ! On n’en démordra plus… Deux, trois mois plus tard, cette fragile construction passait pour une vérité de marbre. Et l’on était passé à la phase suivante : trouver un lien direct avec Nicolas Sarkozy en explorant la pis t e de Tris tane Banon. Pourquoi a-t-elle porté plainte au moment même où DSK, semblant tiré d’affaire, aurait pu revenir ? Ne collabore-t-elle pas à Atlantico.fr où interviendrait quelquefois le twitteur du Sofitel ? CQFD…

« D’un détail authentique, on tire le fil du vraisemblable, puis du probable, puis du possible, et enfin du pasimpossible. Cette machine-là ne s’appelle pas la Toile pour des prunes. »

D’un détail authentique, on tire le fil du vraisemblable, puis du probable, puis du possible, et enfin du pas impossible. Cette machine-là ne s’appelle pas la Toile pour des prunes. Encore s’agit-il là de scénarios qui veillent à paraître un tant soit peu crédibles, tout en postulant qu’il n’y a pas de hasard et que les coïncidences n’abusent que les gogos. Ce qu’un grand nombre de gens ne demande qu’à croire. Ces esprits faux n’ont pas perdu tout contact avec la raison. D’autres, bien plus nombreux, semblent au contraire jouir de n’en tenir aucun compte. En vérité, on a parfois l’impression de naviguer dans un univers parallèle où f lottent en permanence des bouffées (réellement) délirant es. Spécialement sur les forums. Un aliéniste n’y retrouverait pas ses patients… Aux futurs thésards qui, forcément, séjournent durablement dans ces contrées, nous souhaitons bien du courage. Et le sens de l’humour. De retour sur la terre ferme, sans doute éprouveront-ils le besoin de s’aérer les neurones. Nous ne saurions trop leur conseiller une petite cure de Simpson à la télévision — plutôt que de Laurence Ferrari… Pour ce qui est de la suite des événements, contentons-nous d’une modes t e prévision, d’ordre météorologique : le temps des larmes de crocodile étant révolu, l’automne risque d’être venimeux. ■


 
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