Vous avez perdu votre référé à l’encontre de Canal+. Que vous inspire cette décision de justice ?
Par expérience, je n’attends pas justice de la France actuelle. Le magistrat qui oserait prendre une décision courageuse me concernant risque d’être mis au ban du système.
Plus généralement, pensez-vous qu’il soit légitime, comme vous le faites, de demander un droit de regard sur ce qui s’écrit, se dit ou se montre vous concernant ?
On a écrit n’importe quoi sur moi, gagne-pain des médiocres, c’est sans importance. Mais je ne peux pas approuver un film biographique qui falsifie l’histoire de façon calculée. Les faits historiques établis doivent être respectés, surtout par les médias audiovisuels.
Votre avocat, Isabelle Coutant-Peyre, a réclamé qu’une copie de l’œuvre lui soit remise, ainsi qu’un délai de trois mois pour « faire respecter les droits de la personnalité et à la présomption d’innocence de son client ». Quel est le plus important : votre image ou la présomption d’innocence ?
Mes avocats ne demandent que l’application de la loi. En France, la présomption d’innocence n’existe pas pour les prisonniers politiques. Mon image est criminelle pour les nantis et héroïque pour nos peuples, qui résistent contre la barbarie impérialiste et sioniste.
Quand vous meniez vos activités, vous souciiez-vous de ce qu’en diraient les médias ? Les avez-vous utilisés ?
Ma première interview date d’octobre 1997, à L’Amateur de cigare. Je n’ai jamais publié un communiqué avant ma séquestration. Nous faisions attention aux médias sans leur donner trop d’importance, car les nouvelles sont éphémères.

Revue Médias















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