Néanmoins, certains mots et expressions ont pris, cette année, un relief plus accusé (ainsi des lapsus linguæ, preuve qu’il ne faut désespérer ni des aveux impulsifs ni du latin). Leur recension ici, forcément empirique, ne prétend guère à l’exhaustivité. Au lecteur d’y ajouter les pépites qui auraient échappé à notre mauvais esprit. Ce faisant, nous nous montrons injuste envers la presse écrite tout de même moins poreuse à l’air du temps et à son vocabulaire clichetonneux. Ce sont les plateaux de télévision et surtout les studios de radio qui propagent ce que Frédéric Pommier appelle fort à propos des « maladies auditivement transmissibles ». Et, pour peu qu’on s’écoute soi-même, très contagieuses.
ACHARNEMENT
Voir « Outrancier ».
AÉROPORTS
Paralysés comme d’hab’ au moment des grands flux estivaux. Marronnier des vacances, au même titre que l’« invasion des méduses ». Même Jean-Pierre Pernaut n’a plus le cœur à dénoncer une prise d’otages. Les seuls médusés restent les journalistes étrangers : ils ne comprennent toujours pas comment ce pays toujours en grève, cumulant les records de jours fériés et de consommation de tranquillisants, trouve encore assez de force pour donner des leçons à la planète entière.
ANNÉES 1930 (méthodes des)
À mesure qu’elles s’éloignent, on les connaît de moins en moins. Raison de plus pour s’en servir – en leur faisant dire n’importe quoi.
ARGENT
« Y penser toujours, n’en parler jamais », professait naguère la grande bourgeoisie des « cent familles ». Il en est encore ainsi, semble-t-il, chez les Bettencourt et leurs amis de Neuilly-sur-Seine (lire à ce nom). Le président Sarkozy, à peine élu et payant, si j’ose dire, de sa personne au Fouquet’s, puis sur le yacht de Bolloré, a voulu « décomplexer » les Français sur ce point. De culture, sinon de pratique, catholique, donc méfiants vis-à-vis de l’argent qu’ils affectent de haïr (sans cesser de l’envier), nos compatriotes ont soudain été priés de se convertir au pragmatisme anglo-saxon de souche protestante, lequel non seulement n’a pas honte de l’enrichissement mais le prétend « agréable à Dieu ». Du coup, l’argent est sorti de la réserve uniquement fréquentée par les spécialistes de la rubrique économique, pour s’incarner à longueur de pages et d’antenne. Les Français ont ainsi appris qu’une octogénaire pouvait demander à son petit personnel de lui fournir 500 000 euros de liquide « afin d’acheter une bague ». Qu’une vieille dame s’offre un caprice qui coûte aussi cher que deux ou trois appartements hors de leurs moyens, passe encore, mais pourquoi régler en liquide ? Apprendre de surcroît que la même personne paie, proportionnellement, moins d’impôts qu’eux ne les aide guère à se décomplexer. Ça les indignerait plutôt. Qui sait si en voulant « faire tomber un tabou », le sarkozysme ne contribuera pas à faire sortir du placard, où elle était aussi sûrement enfermée que dans un coffre suisse, l’antique lutte des classes ?
CIGARES Au début du XIXe siècle, ils symbolisaient la puissance et l’arrogance du « ploutocrate ». C’est l’un des leitmotiv des films de Charlie Chaplin. Ex-secrétaire d’État en charge du Grand Paris, Christian Blanc croyait innocemment qu’il s’agissait d’un attribut de sa charge puisque les deniers publics acquittaient ses factures de havanes. Congédié, il a regretté : « Et le sexe ou la cocaïne, personne ne s’y intéresse ! » Qui visaitil ? Élu pour lui succéder, André Santini, collectionneur de casquettes, préside également un club de fumeurs de gros modules... Souhaitons-lui de trouver dans la cave à cigares du Grand Paris de quoi faire la soudure.
DÉCAPANT (ou décalé)
Qualité artistique suprême. Imaginez un numéro de Télérama ou des Inrocks sans ces adjectifs.
DÉMENTI (Le plus ferme)
Aujourd’hui comme hier, précède l’aveu.
DÉRAPAGE
Cette déjà vieille connaissance sert à dédouaner l’émetteur d’une saloperie quelconque. Supposé involontaire, le dérapage échapperait à son auteur, comme le contrôle d’une voiture sur route verglacée. Ainsi, l’as du dérapage contrôlé peut-il passer pour un gentil gaffeur.
DOMENECH (Raymond)
Mal embouché, narcissique, insupportable : c’était l’homme que tous les cafés du commerce et les commentateurs de métier aimaient détester. Sa mise à l’écart — comme un cadre du CAC 40 plutôt que comme un cabot ayant accumulé les fautes professionnelles — laisse finalement un vide médiatique. Il sera difficile de retrouver sur la scène sportive un Polichinelle qui inspire à ce point la bastonnade. Que dis-je inspirer ? Raymond l’appelait de ses vœux, le grand pervers...
ENVELOPPE
Preuve que l’irrésistible expansion des mails n’est pas venue à bout du papier kraft.
FACHISTE
« Mot moderne commode, disait déjà Anouilh, qui ne veut rien dire et doit probablement venir de fâcheux. » À force de servir — cette année, ce fut de façon intensive —, l’ultime outrage, l’insulte qui tue est devenue inoffensive. C’est à peine si ses « victimes » pensent à s’indigner un peu. Pour le principe.
FADETTES
Adultération raccourcie de « factures détaillées ». Ces listings plus révélateurs que les lapsus linguæ ont restauré de façon tout à fait usurpée la réputation de La Petite Fadette (de George Sand), œuvrette très inférieure à La Princesse de Clèves.
FOOTBALL (équipe de France de)
En 1998, objet d’adulation et symbole d’intégration nationale. En 2010, sa nullité arrogante sur les pelouses d’Afrique du Sud et son indécente grève de millionnaires casqués d’écouteurs ont déclenché dans la totalité des moyens d’expression un torrent de quolibets vengeurs. On attend donc du nouveau coach qu’il lave plus blanc ce gros paquet de linge sale.
GÂTEAU (cerise sur le)
Métaphore pâtissière particulièrement indigeste. N’en est pas moins servie du matin au soir avec une sorte de gourmandise écœurante.
GÉRER
Incantatoire. Faute d’administrer et a fortiori de contrôler ce qui devrait l’être, on est tenu, à en croire la presse, de tout gérer. Son stress, ses sentiments, ses enfants, sa santé et jusqu’aux circonstances, peu enclines à s’atténuer. Est curieusement dispensé de l’impératif de gestion ce qui l’exigerait au plus haut point : le budget de la nation.
HALLYDAY (Johnny) À demi enterré à Los Angeles fin 2009. Ressuscité en 2010 à la rubrique show-biz/people, section judiciaire. Une tournée est prévue en 2011, mais uniquement dans les prétoires.
HÉMIPLÉGIQUE
Une détestable habitude, surtout chez nos intouchables humoristes, consiste à stigmatiser un travers en l’affublant d’une affection inguérissable. On connaît l’« autiste », enfermé dans ses certitudes. Voici l’hémiplégique dont la main droite ignore ce que fait la main gauche, ce qui le prémunit contre les conflits d’intérêts (lire à ce nom). Ainsi Éric Woerth n’aurait aucune idée des activités de son épouse. Peut-être pense-t-il qu’elle joue au bridge avec des copines avant de faire ses emplettes chez Ed l’Épicier ?
HISTORIQUE
Il fallait des siècles, en tout cas des décennies, pour mériter cette rare épithète. Désormais, surtout dans l’audiovisuel, une performance sportive, une personne brièvement mise en lumière en sont affublées dans l’instant. L’actualité se prend de plus en plus pour l’histoire.
INTÉRÊTS (conflits d’)
Motif de stupéfaction et d’hilarité dans la presse étrangère. La règle anglo-saxonne est simple : pour lever la suspicion, il faut démissionner et se justifier. Comment ces parpaillots comprendraient-ils la subtilité française en la matière, exprimée de façon admirable par Claude Guéant : « Un honnête homme comme Eric Woerth ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d’intérêts ne traverse pas son esprit. » ?
LANGAGE (éléments de)
Arguments prémastiqués afin d’être recrachés sur les plateaux de TV. Quoique personne ne soit dupe qu’ils relèvent de la propagande la plus grossière et non de l’information, ils sont traités comme telle. Pourquoi ?
LAPSUS
L’inconscient soufflerait cette substitution involontaire d’un mot par un autre qui révèle ce qu’on pense, mais qu’on ne voulait surtout pas dire. Du refoulé pur jus. Le lapsus d’or est attribué à monsieur Christian Estrosi. Le maire de Nice et ministre du Travail, prenantcomme ses collègues la défense d’Éric Woerth, a présenté celuici comme « le ministre de la Retraite des réformes ». On ne saurait mieux accabler le ministre de la Réforme des retraites qu’en le préposant ainsi à toutes les capitulations... Tandis que la fellation (pour inflation) de Rachida Dati et les empreintes génitales (pour digitales) de monsieur Hortefeux ont fait le tour du monde. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer de l’information.
MAJORDOME
Exhumé d’un roman d’Agatha Christie ou des « Carnets du Major Thompson » par l’affaire Bettencourt. Écoutant aux portes, il a rappelé que de même qu’« il n’existe pas de grand homme pour son valet de chambre », il n’est guère de grande dame pour son majordome. Ses enregistrements unanimement condamnés sont encore massivement exploités. Dire qu’il aurait probablement fait fortune en rendant sa jaquette de maître d’hôtel pour se faire maître chanteur.
MÉTÉO
L’information climatique est devenue la préférée des Français, sur le point de rattraper les Britanniques en la matière. Plusieurs fois par jour, on nous redit (la météo est un produit d’appel audiovisuel) le temps qu’il fait, à coups de rafales de vent soufflant à 80 kilomètres par heure. Anodins mais addictifs car souvent anxiogènes (alerte rouge, vigilance orange, risques de... etc.), ces bulletins précautionneux sont bien faits pour captiver un peuple qui a peur de tout. Y compris que le ciel gaulois finisse par lui tomber sur la tête.
NEUILLY (-sur-Seine)
Il y a quelques mois seulement, bien des Français auraient été incapables de situer sur une carte cette commune des environs de Paris. Et l’on n’en parlait guère dans les gazettes, sauf lorsque Charles Pasqua, ancien patron des lieux, avait des ennuis (c’est-à-dire, tout de même, assez souvent). Depuis que Neuilly (61 471 habitants) est devenue la capitale médiatique du pays, presque tout le monde sait que celle-ci se trouve dans la banlieue — enfin banlieue... — nord-ouest de Paris, à 9 kilomètres de Notre-Dame, qui n’y peut mais... On y dénombre beaucoup moins de logements sociaux que n’en exige le quota légal. En revanche, la valeur de son patrimoine immobilier dépasse largement celui de toutes les villes de France de même taille, voire deux ou trois fois plus peuplées. Y vivent quelques-unes des « plus grosses fortunes de France » annuellement recensées par Challenges, au premier rang desquelles figurent, nul ne l’ignore désormais, Liliane B et sa fille Françoise, dont la tendre et mutuelle affection n’est séparée que par une rue, malheureusement fort encombrée. Depuis quelque temps, en effet, policiers, magistrats et journalistes y ont leurs habitudes. Serait-ce l’injuste raison pour laquelle Neuilly est surnommée Dallas-sur-Seine ? Par le plus grand des hasards, Nicolas Sarkozy a longtemps été maire de cette riante cité. Au cas où vous souhaiteriez en approcher les indigènes, nous ne saurions trop vous conseiller de vous restaurer dans leur cantine préférée, La Truffe noire, et d’y goûter son « pavé de bar cuit en croûte d’argile masqué de truffes », un classique du menu. À 270 euros...
OFFICINE
Aucun rapport avec la pharmacie de service. Désignait, lors des années glauques, toutes sources de fausses nouvelles, de ragots et de calomnies qui visaient à salir la réputation d’un adversaire politique afin de l’éliminer. Durant la guerre froide, recouvrait plutôt les émetteurs de propagande subver- sive ou les repaires de comploteurs et d’espions à la solde des services secrets. En reprenant à dessein ce terme fâcheusement connoté, la garde rapprochée du Président espérait sans doute jeter l’opprobre sur la trop active presse en ligne, à commencer par Mediapart. Or, ce site a pignon sur rue, son actionnariat n’est pas secret et, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il a gagné les procès qui lui ont été intentés. Trop visible, la parade s’est retournée, comme un boomerang, contre ses auteurs. On y a vu sinon un signe de culpabilité, du moins une troublante perte de sangfroid. Et Mediapart a engrangé de nouveaux abonnés.
OUTRANCIER
Dans la novlangue gouvernementale, désigne tout ce qui n’assentit pas à la communication officielle et à ses fameux « éléments de langage » (voir à ce mot). Lui opposer l’indémodable « tout ce qui est excessif est insignifiant ».
PARTIS (micro)
Trouvaille estivale, et presque fortuite, en marge de l’affaire Bettencourt. On en dénombre pour le moment 296, souvent porteurs d’appellations croquignolettes comme Nouvel Oxygène (de Laurent Wauquier, ministre du gouvernement Fillon et collecteur de fonds à l’occasion d’un déplacement officiel à Londres). Jadis, on disait plus crûment « pompe à fric ». Est également bienvenu : « parti de poche ». Comme l’argent du même nom.
POLÉMIQUE
Carburant volatil des talk-shows. Faute de discussions, de débats d’idées, de disputes intellectuelles ou de controverses, il y a eu en 2010 surabondance de « polémiques ». Si bien que l’une chassant l’autre, elles ne crépitent que pendant quelques heures avant d’être, heureusement, oubliées de tout le monde.
POPULISTE
Anathème de l’année. Il ne faut pas être populiste, c’est aussi mal, sinon pire, que machiste, xénophobe, beauf, démagogue, etc. Sauf si l’on aspire à reprendre le flambeau lâché par Georges Frêche, ce à quoi Jean-Luc Mélenchon s’est employé sans avoir à forcer son talent. Moyennant quoi, il est désormais courtisé par les médias sur lesquels il crache avec délectation.
PRÉCAUTION (Principe de)
Quasi constitutionnel, à tout le moins sacré. Relève en sousmain de l’obsession sécuritaire (voir à ce mot).
PRESSE (procès de la)
Le faire. Ce qui a été érigé par Raymond Domenech (lire à ce nom) comme unique système de défense devant la Commission parlementaire n’a convaincu personne. Et, pourtant, les hommes politiques (de tous bords) y recourent chaque fois, ou presque, qu’une information les met en cause. Un de leurs coaches — à défaut de leurs avocats qui en usent volontiers euxmêmes — les persuadera-t-il enfin que la grande majorité de l’opinion n’est pas dupe, qu’elle ne déteste pas la presse autant qu’ils le voudraient, que cet acharnement fait sourire et achève de leur nuire ?
RABOT (coup de)
Comme un seul homme, les médias (y compris les plus sérieux) ont repris à leur compte ce terme de menuiserie sans noter plus que ça le tour de passe-passe sémantique : plus question de diminution, de coupure voire de suppression. Juste une inoffensive expression « arts et traditions populaires », chefd’œuvre de la langue de... bois.
RETRAITES (réforme des)
Must médiatique de l’année. A culminé en automne avec ses cortèges de manifestants variant du simple au triple, ses queues devant les stations-service, rappelant aux plus de 50 ans les pénuries de l’été 1968. Faut-il s’étonner que, si les événements ont été assez couverts pour sidérer la presse étrangère, en revanche ce qu’est concrètement le sort des retraités aujourd’hui et ce qu’il pourrait devenir demain fut, à peine, effleuré. Tout se résumant à un affrontement. Le pouvoir n’a pas battu en... retraite. Mais, dans les mois qui suivent, le ressentiment des vaincus pourrait se retourner contre les vainqueurs. Il est professionnellement recommandé de citer ici Pyrrhus.
RIGUEUR
Gros mot que même le Président s’interdit et que son Premier ministre a osé prononcer un jour à Tokyo. Encore moins employé dans l’antédiluvienne expression : rigueur morale. Allez savoir pourquoi.
SÉCURITÉ
Promue cette année au rang de « première des libertés ». En dépit de quelques plumes récalcitrantes prêchant, dans le désert, que la liberté elle-même ne peut qu’y perdre.
SOURCES (protection des) A plus que jamais été bafouée (écoutes illégales) par ceux-là mêmes qui sont censés y veiller. Faut-il rappeler que sans pro- tection des sources, il n’y a plus de sources. Et que sans sources, plus d’information gênante. Serait-ce le but ?
SUJETS (vrais)
Chaque fois que surgit une affaire compromettante, les intéressés somment la presse de s’intéresser aux « vrais sujets ». Par exemple, l’accroissement constant du déficit commercial ? Les mauvais chiffres du chômage ? L’avion XXL trois étoiles du Président ? Tout de même pas ! Plutôt les victoires sportives « historiques » (voir à ce mot).
TRANSPARENCE (besoin de) Cette incantation, commune aux divers protagonistes de l’actualité — politique, économique, sportive, médiatique, etc. — colle inutilement à l’époque comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock.
TROP Compagnon adverbial de l’outrance (voir à ce mot). Bien qu’il n’yaitjamais« assezde »,ilya curieusement et en permanence toujours « trop de ». Ainsi, « trop de démocratie tue la démocratie ». Peut-on faire plus abscons ? Oui, exemple : « Trotski tue le ski »...
VOCATION (pas vocation à...)
Sourde oreille, dérobade, refus pur et simple, qui se donnent bonne contenance. Exemple : « La France n’a pas vocation à accueillir toute la misère du monde. »
VOYAGE (communauté des gens du)
Ne sont pas au-dessus des lois. À la suite des violences survenues à Saint-Aignan en juillet dernier, on a ressorti cette expression aussi alambiquée que fausse : très minoritairement « Roms », la plupart de ces « gens » sont français et sédentaires. Manouches est bien mieux vu, mais ne s’applique qu’à Django Reinhardt, ses descendants et leurs guitares. On s’en est donc tenu aux Roms et aux imprécisions que l’on sait. ■

Revue Médias















Aux Armes Citoyens ! Plaidoyer pour l’autodéfense
A bas le Parti Vert ! Vive l’écologie !
Quand on aime, il ne fait jamais nuit
Vive Le Pen !
Les intellectuels jugent les médias - Tome 1
Les intellectuels jugent les médias - Tome 2
Faut-il avoir peur de francs-maçons ?
Cantines : le règne de la mal-bouffe ?
Les homosexuels font-ils encore peur ?
Pour ou contre l’homéopathie ?
Pour ou contre la garde alternée ?
Peut-on tout dire ?
Les Français sont-ils antisémites ?
Faut-il interdire les écrans aux enfants ?
Faut-il être plus sévère avec nos enfants ?
Faut-il croire les journalistes ?
Faut-il avoir peur des religions ?
Et si on jugeait les juges ?


